La fabrication des ocres à Roussillon

Article rédigé par : / Mercredi, 08 janvier 2014 / Publié dans : Provence

A Roussillon dans le Vaucluse, l’exploitation des terres d’ocre nécessitait plusieurs étapes, toutes manuelles.

Depuis 1921, la plus grande « usine » locale produisait ces terres colorées et colorantes : les usines Ernest Mathieu. Elles ont fermé leurs portes en 1963, mais se visitent toujours. Les outils et machines sont restés en l’état, avec leurs poussières colorées.

Sur 25 km² les ocres du pays d’Apt ont été exploitées de manière industrielle au XIX et XXème siècles. Elles sont devenues une destination touristique de renommée internationale, valorisée par le Parc naturel régional du Luberon. Le patrimoine de Roussillon est composé de paysages ocriers (le sentier des ocres), d’un ancien site de production (les usines Mathieu) et de façades ocrées dans le village.

La terre d’ocre subit plusieurs manipulations et transformations avant d’être utilisable.
Elle est d’abord placée, en motte et en quinconce, dans un four à 250° afin d’évaporer toute humidité, puis à une certaine température, l’ocre jaune devient de l’ocre rouge !

Mais à cette étape, l’ocre est encore mélangé avec d’autres matières. On va le faire décanter dans des bassins et le séparer de l’argile. Puis les mottes d’ocre seront mises à sécher en été, entreposées en muret, au soleil.

Enfin on va concasser, broyer puis tamiser avec des filtres de soie la poudre d’ocre et cela dans 2 moulins différents afin de ne pas mélanger les terres rouges et jaune. L’ocre est ensuite tassée dans des tonneaux qui pèsent entre 50 et 250 kg et le nom du destinataire, la destination et la qualité de l’ocre sont inscrits au pochoir sur le tonneau.

Ce musée Mathieu se trouve à 45 min du Mas d’Esquirolly, à Roussillon, vous pouvez profiter de vos vacances en Provence pour le découvrir. Il est unique en son genre.

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